l'isolation thermique
l'isolation thermique
Isolation thermique : explications

Isolation thermique : Protéger du chaud et du froid

L’air chaud est attiré vers les zones froides, une bonne isolation thermique limite donc les déperditions de calories et les échanges de chaleur. Par conséquent, lorsque l’on parle d’isolation, on pense immédiatement à l’hiver et au froid. Mais cette enveloppe thermique sert aussi à limiter l’élévation de la température intérieure l’été.

Ainsi, une maison bien isolée permet ainsi de faire des économies de chauffage l’hiver et de climatisation l’été tout en offrant un bon confort thermique toute l’année.

Faible conductivité et résistance thermique.

Un matériau isolant se caractérise par sa faible conductivité et par sa capacité de résistance thermique (R). Cette performance est fonction de l’épaisseur et de la conductivité du matériau. Plus R est élevé, plus le matériau est isolant.

Isolation thermique : Familles d’isolants

À chaque paroi de la maison correspond un isolant adapté, à choisir parmi cinq familles.

  • Isolants synthétiques.
  • Isolants minéraux.
  • Isolants naturels (végétaux et d’origine animale).
  • Isolants minces.
  • Isolants intégrés (isolation répartie).

Chaque famille présente des atouts et des inconvénients, il n’y a pas un isolant idéal.

Poser un isolant

Une bonne mise en œuvre, conforme aux DTU. Cela garantit une isolation continue et efficace de l’enveloppe en limitant les ponts thermiques et en protégeant les isolants de l’humidité et de l’écrasement.

Lutter contre les ponts thermiques

 

Qu’est-ce qu’un pont thermique ?

Les ponts thermiques sont les points de la construction où la barrière isolante est rompue et par lesquels la chaleur s’échappe facilement.

Ils créent des zones froides et favorisent l’apparition de condensation et de moisissures. Ils se situent généralement aux points de jonction (murs et sol, nez de dalles, toiture, angles) de la construction. Mais aussi au niveau des ouvertures mal calfeutrées, des vitrages, des coffres de volets roulants non isolés, des entrées d’air, des conduits de cheminée, etc.

Les réduire au minimum donne un très bon niveau d’isolation. Pour remédier aux ponts thermiques, il faut isoler de façon continue, en calfeutrant au maximum les liaisons entre les éléments de la structure.

Dépister les zones fragiles

Ainsi, pour dépister les ponts thermiques, chercher les passages d’air (devant les murs, les bâtis des portes et fenêtres) avec une bougie. La flamme s’agite ? Il y a un passage d’air ? Vérifier la température des murs. Si le haut du mur est froid et le bas plus chaud, l’isolant s’est décroché et tassé dans le bas du mur. Cela est fréquent lorsqu’il a été agrafé plutôt qu’embroché : les agrafes rouillent et se dégradent.

Faire réaliser un diagnostic thermique de la maison par un professionnel. Traquer les ponts thermiques avec une caméra sensible aux infrarouges (à louer).

Parer au plus urgent

Il existe des solutions rapides pour limiter les ponts thermiques.

  • Calfeutrer portes et fenêtres avec des joints en mousse et en remettant en état les mastics.
  • Poser un isolant mince pour les coffres des volets roulants.
  • Installer un ballon d’eau chaude calorifugé.
  • Isoler les tuyaux d’eau chaude.
  • Poser un isolant réflecteur derrière les radiateurs de chauffage central.
Agir pour le long terme

Pour bien isoler son logement, il existe des solutions efficaces à long terme.

  • Remplacer les fenêtres. Attention : le double vitrage n’a d’intérêt que si le reste de la maison (toit, murs, sol…) est isolé.
  • Remplacer les vieux isolants humides ou tassés au bas des murs car c’est l’air emprisonné dans les matériaux qui a un pouvoir isolant !
  • Fermer les foyers des cheminées : ils équivalent à une fenêtre ouverte en permanence ! Installer un insert, par exemple.
  • Modifier l’installation électrique pour éviter de faire des trous dans l’isolant pour les prises de courant.
  • Créer un sas d’entrée avec une autre porte ou un rideau bien épais. Ainsi, la chaleur ne s’échappera pas à chaque ouverture de la porte !

Performance d’un isolant

Résistance thermique (R)

Le R est la mesure de performance de la couche isolante. Il dépend de l’épaisseur (e) et de la conductivité du matériau (exprimée par le coefficient lambda), et mesure la capacité de celui-ci à s’opposer au froid ou au chaud.

  • Plus le coefficient lambda est petit, plus le matériau est isolant.
  • Plus R est élevé, plus la paroi est isolante.

En additionnant les couches d’isolant, on augmente la résistance thermique.
On considère que les finitions intérieures et extérieures (parement, enduit, bardage…) ont un R négligeable par rapport à celui de l’isolant.

 

  • Sur terre-plein
    R=4 R=3,7 R=2
  • Sur locaux non chauffés
    R=4 R=3,7 R=2

Épaisseur et performance

L’épaisseur d’un isolant intervient donc dans la mesure de la résistance thermique, mais il faut toujours prendre en compte le R.

Par exemple, comparons :

  • un produit A ép. = 100 mm et R = 2,5 et
  • un produit B ép. = 200 mm et R = 5,5.

Pour les comparer, à épaisseur égale, il suffit de retrouver le lambda de chacun. Soit Lambda = e/R.

  • Lambda du produit A = 0,1 m/2,5 = 0,04.
  • Lambda du produit B = 0,2 m/5,5 = 0,036.

Le plus petit lambda est le meilleur, donc le matériau B est plus performant à épaisseur égale.

Pour une isolation réussie

Pour que l’isolation soit vraiment efficace, toutes les faces de la maison en contact avec l’extérieur doivent posséder une barrière isolante.

Soigner les petits raccords et les points faibles et n’oublier aucune des ouvertures. Rien ne sert de réaliser un bon matelas isolant à la maison si, par ailleurs, fenêtres, portes, conduits et gaines sont négligés !

Définir sa consommation

Pour déterminer son empreinte « énergie », additionner (en kWh) sa consommation annuelle de fioul, de gaz et d’électricité, et diviser le résultat par le nombre de mètres carrés de l’habitation. À partir de ce calcul, on obtient sa consommation énergétique en kWh/m²/an.

Étanchéité à l’air

isolation thermique
Type d’isolation entre couches

Chasse aux fuites 

Une enveloppe hermétique avec une bonne circulation de l’air, avec une ventilation mécanique efficace, exige une mise en œuvre particulièrement soignée, du toit aux fondations de la maison : écrans de sous-toiture, pare-vapeur hygrorégulants, isolants thermiques performants, calfeutrement des raccords, minutie des finitions…

Une étanchéité négligée entraîne de la condensation, des moisissures responsables de dégradations du bâtiment, des courants d’air involontaires désagréables pour les occupants.

Isolation thermique par l’extérieur (ITE)

C’est de loin la solution la plus efficace. Elle s’impose tant en neuf qu’en rénovation. Elle répond parfaitement aux exigences d’une réglementation thermique de plus en plus sévère, d’autant qu’elle couvre aussi bien les sols que les murs et le toit.

Isolation thermique par l’intérieur

En raison de l’existence des ponts thermiques qu’elles engendrent, aujourd’hui, ces techniques d’isolation ont leurs limites et ne doivent être utilisées que dans les cas où l’isolation par l’extérieur ne serait pas possible.

Maison à ossature bois (MOB)

Dans les maisons à ossature bois d’hier, c’était la structure bois qui constituait l’épaisseur de la façade, l’isolant venant en remplissage. Dans les maisons à ossature bois d’aujourd’hui, la structure bois n’a pas changé mais, avec l’augmentation de l’épaisseur de l’isolant, c’est ce dernier qui définit l’épaisseur de la façade.

Vers la maison passive

Dans le cadre de la RT 2012, qui tend vers la maison passive, l’étanchéité est un combat indispensable pour limiter le gaspillage, alléger les dépenses d’énergie et atteindre l’objectif de performance annoncé de 50 kWh/m²/an.

One thought on “Isolation Thermique, tout savoir”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *